Il est assez paradoxal de voir des responsables socialistes dénoncer la "présidentialisation" du PS aors que celle-ci est inscrite dans les statuts, depuis plus de 10 ans.
En effet, depuis le congrès de Brest (1997), le premier secrétaire est élu à bulletins secrets par l’ensemble des adhérents du parti, réunis en assemblées générales de section. Cette élection a lieu dans les 2 semaines qui suivent le congrès national (art. 7.14).
Ce mode d’élection par les militants marque une rupture avec la tradition du Parti socialiste qui conférait au congrès l’essentiel de la souveraineté. (Du temps de la SFIO, puis dans le PS post-Epinay, le premier secrétaire était élu par la commission administrative permanente ou par le comité directeur. Au début des années 90, le premier secrétaire était élu pendant le congrès à bulletins secrets et au scrutin majoritaire à deux tours par les délégués).
Désormais, le Congrès élit un Conseil national (à la proportionnelle des votes qui se sont portés sur les motions), puis le Premier secrétaire, au suffrage universel des adhérents.
En instaurant l’élection du Premier secrétaire au "suffrage universel" interne par les adhérents du PS, le PS a calqué ses institutions sur celles de la Vème République.
Cette présidentialisation est encore renforcée par la désignation du candidat à la Présidence de la République par les adhérents. (Article 7.10 du Réglement intérieur).
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